C’est la première fois que paraît une traduction française complète de l’œuvre poétique de George Herbert écrite en langue anglaise. D’inspiration essentiellement religieuse, "Le Temple: versets poétiques et ferveur privée", est l’un des plus beaux exemples de poésie métaphysique, mouvement littéraire anglais dont John Donne fut la figure de proue et George Herbert, nous pourrions dire en cette époque des "découvertes du Nouveau Monde", "le maître à bord".
L’ouvrage est introduit par un essai de Thomas Stearns Eliot écrit sur George Herbert en 1962. Le texte du critique et dramaturge nous permet de connaître la vie et le cadre de vie du poète, ainsi que la contribution de l’œuvre au mouvement des poètes métaphysiques initié par John Donne et majestueusement représenté par George Herbert. L’œuvre proprement dite, telle que le poète l’a lui-même conçue, se compose de trois parties: "le Porche de l’Eglise", "l’Eglise" et "l’Eglise en marche". Si "le Porche de l’Eglise" et "l’Eglise en marche" ne consistent qu’en un seul et long poème, de théologie morale pour le premier et d’histoire des religions pour le dernier, "l’Eglise" avec environ 150 poèmes fait office de psautier, d’où ressort, comme le poète le dit lui-même sur son lit de mort, "l’image des nombreux conflits spirituels qui survinrent entre Dieu et son âme".
George Herbert