L'«argot» a depuis longtemps cessé d'être une affaire purement parisienne. Il est utilisé dans le discours oral non formel par presque tous les Français. Mais qu'en est-il de la Suisse romande? La pression exercée par Paris a-t-elle été si forte que les Romands ont adopté ce vocabulaire au détriment de leurs propres expressions régionales (populaires), parallèlement à l'adoption du français au détriment des patois franco-provençaux? Le but de ce travail est d'étudier le rapport qu'entretiennent les Romands avec cet aspect non conventionnel du français: comprennent-ils ce lexique? S'en servent-ils même? L'emploie-t-on plus facilement à Genève ou à Neuchâtel? Y a-t-il des différences d'emploi liées à l'appartenance socio-professionnelle, à l'âge et au sexe des Romands?
Giuseppe Manno
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«On lira ...avec plaisir ce livre vivant, évocateur du mode de vie et des habitus de nos voisins suisses.» (Jean-Claude Chevalier, Linguisticae Investigationes)
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