Ma démarche est initiée par la conviction que l’art est une réponse à notre quête de sens.
Parce-que l’art est matière, substance, problématique, une solution à notre société, je l’appréhende tel un langage, figurant un univers symbo- lique lié à notre sensibilité, notre intuition, notre imagination et nos fantasmes.
J’ai, dès mon enfance, vécu en région parisienne, exprimé ma passion des arts plastiques par le dessin. Née en Martinique, il m’a fallu revenir sur mon île natale pour m’ouvrir à la couleur. Mais c‘est surtout le désir impératif de vivre pleinement ma passion qui s‘est réveillée.
Le choc culturel et esthétique fut tel qu’il souleva définitivement la problématique au cœur de mon travail : l’identité.
Pendant l’obtention de mon Master 2 Arts Plastiques à l’université de La Sorbonne (Paris 1), je me suis appliquée à développer une pratique mettant en exergue l’identité à travers des techniques qui passent par la trace et l’empreinte. Ma peinture narrative qui s’affranchit des échelles, des médiums, et des techniques est indissociable des conditions de l’expérience.
Ma réflexion m’a donc fort logiquement menée à me questionner sur ce qui forge une identité.
Ainsi, en travaillant dans un premier temps sur l’identité martiniquaise j’ai pu remonter les civilisations et les cultures qui l’ont traversée. Un portrait du maître de la Négritude, Aimé Césaire, illustre parfaitement ce travail. Plus particulièrement la citation qui m’a inspiré : «la voie la plus courte vers l’avenir est toujours celle qui passe par l’approfondissement du passé».
En élargissant ma réflexion, j’ai pu initier un travail plastique inspiré par l’ouragan qui dévasta la Nouvelle-Orléans, intitulée Katrina, le révélateur, dans le but de tenter de transmettre une vision critique et alternative sur un contexte social, culturel et politique.
Enfin, l’influence des médias sur la construction de notre société qui s’exprime par leur identité visuelle.
Artbox Artbox Gallery CLAUDYNE RENÉ-CORAIL