Une histoire de famille. Un grand père russe architecte des années 30 et réfugié en Roumanie, une autre grande mère venant de Crète à Odessa et une deuxième grande mère ayant eu de la famille au service de sa majesté Michel de Roumanie, avant l‘arrivée des communistes. Des parents architecte des monuments historiques et ingénieur génie civil, Ina a passé les vingt-neuf premières années de sa vie en Roumanie.
„J‘adore l‘art, les milieux artistiques, si je n’avais pas été architecte, j’aurais fait des affaires... dans l‘art. J’adore monter des projets. Mais je n’ai pas assez de froideur. Avec les clients, c’est toujours sentimental“
Ina a su changer plusieurs fois de pays, de langues et dans son métier, de réglementations : „Je me sers de ce bagage atypique depuis toutes ces années. Je fais des combinaisons de toutes les références. Nous les architectes, on ne vend pas un produit. On vend un potentiel de con- fiance“ www.archina.weebly.com
Diplômée en 1987 de la très réputée école d’architecture et d’urbanisme Ion Mincu, elle a choisi sa voie le plus naturellement du monde. Diplôme en poche sur fond de guerre civile, elle quitte Bucarest lorsque la seule ambassade ouverte – celle de la Suisse – lui accorde un visa : trois années rêvées à Lucerne suivies d’une période un peu galère à Paris et des super années à Grenoble à manager son agence. Elle se souvient de toutes ces années comme d’autant d’expériences.“J’ai travaillé nuit et jour à tout faire pendant des années.“
Après 20 années en France, retour en Suisse, à Zürich.On doit vivre de l‘architecture, mais une petite expo en plein centre de Zürich ne peut être que bénéfique!
A 58 ans, elle change de cap et travaille dans une maison de retraite à Erlenbach. Elle ouvrira bientôt sa propre petite galerie.
Artbox Artbox Gallery Elena Pavelescu INA