L’ouvrage porte sur la façon dont les rapports de pouvoir, entre cohabitation, imposition et négociation se transforment au cours des dernières décennies dans quatre métropoles globalisées d’Amérique latine, en examinant des angles très variés : logement, commerce de rue, profession de pilote d’hélicoptère et une diversité de formes d’illégalismes.
Cet ouvrage est le fruit d’une recherche collective menée par des chercheurs argentins, brésiliens, français, mexicains et vénézuéliens provenant d’horizons disciplinaires divers. Deux axes directeurs ont guidé les travaux : la gouvernance et la globalisation. La gouvernance est appréciée dans sa qualité de processus et mode de régulation et d’expression des rapports entre acteurs sociaux, mais aussi entre eux et les pouvoirs publics. Cette démarche permet de l’appréhender de manière novatrice, à l’opposé de la vision normative des best practices développée par les organisations internationales.
D’un enjeu à l’autre, les modes de gouvernance révèlent le poids des contextes nationaux et mondiaux, ce qui conforte l’idée d’une globalisation productrice de deux processus indissociables, l’uniformisation et la différenciation. Nous l’avons vérifié dans le domaine de l’habitat, mais aussi dans celui du travail, de la consommation ou des illégalismes. Notre analyse s’appuie sur l’hypothèse que les systèmes d’acteurs s’agencent et se transforment dans le cadre prégnant des changements économiques et sociaux exigés par la globalisation aux métropoles qui veulent s’y faire une place. Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo sont les terrains d’enquête. L’analyse privilégie les logiques institutionnelles auxquelles concourent les acteurs, leurs répertoires d’action et l’appréhension du quotidien qu’ils expriment à travers leurs pratiques et qui ont un impact sur les institutions.
Christian Azaïs
acteurs Aires américaines Azaïs Buenos Caracas dans Entre Globalisation gouvernance institutionnelles latino logiques métropoles Mexico