Ce livre se penche sur le processus de « déclin » des anciennes élites socioéconomiques en Flandre et au Québec. Il a pour objectif de comprendre pourquoi ce déclin s’est manifesté de façon très différente dans ces deux régions, pourtant trop souvent présentées comme similaires.
Cet ouvrage se penche sur deux minorités « oubliées » de l’Histoire : les francophones de Flandre et les anglophones du Québec, grands laissés pour compte des historiographies respectivement belge et canadienne.
L’évolution de ces anciennes minorités dominantes, autrefois « définisseurs de situation » en Belgique et au Canada, est pourtant fondamentale pour comprendre les conflits linguistiques qui ont occupé (et occupent encore) ces pays. Elle est déterminante pour la forme que prennent les identités flamande et québécoise et, partant, les nations belge et canadienne. La comparaison de ces deux minorités permet, quant à elle, de cerner la complexité et la spécificité des nationalismes flamand et québécois.
Partant du postulat que les nations sont des constructions sociales imaginées, cette étude a pour ambition de retracer les étapes de la formation nationale en Flandre et au Québec, en se concentrant sur le rôle de l’altérité dans celle-ci.
Céline Préaux
altérité anglophones conflits linguistiques d’Anvers d’une déclin élite Francophones identités minorités Montréal Préaux