Réflexion pluridisciplinaire sur l’aide à l’interprétation de textes juridiques qui interroge la constitution du sens et l’acquisition de connaissances. Articulant couplages structurel et sémiotique elle s’appuie sur un démonstrateur pensé depuis la sémantique différentielle et l’énaction qui utilise la trace informatique comme agir interprétatif.
Cet essai présente la recherche chemin faisant de deux auteurs de disciplines différentes : linguistique et reconnaissance de formes. Il tisse leur réflexion à partir d’un questionnement commun : qu’est ce qu’interpréter ? Comment s’approprier des connaissances à partir de documents ? Le numérique peut-il y aider ? En s’appuyant sur plusieurs projets de recherche, les auteurs conçoivent une plateforme informatique qui donne le rôle principal à la créativité de l’utilisateur.
Adossé à la sémantique textuelle et à l’approche énactive, cet ouvrage tente un dessillement qui prenne le contre-pied des évidences ontologiques. Il rejette une vision réductionniste de l’humain issue du computationalisme et d’une approche managériale de la révolution numérique. Pour penser les interactions usager-plateforme, il articule la phénoménologie dans sa dimension sémiotique à l’herméneutique philologique appliquée à un corpus juridique.
La question du sens et de son advenue sous-tend ce travail qui participe des sciences de la culture et ainsi s’ouvre à une réflexion éthique et politique comme le souligne François Rastier dans la préface.
Maryvonne Holzem
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