Peut-on être franc-maçon et d'extrême droite ?
L'image dominante de la franc-maçonnerie en France l'associe volontiers à l'humanisme des Lumières, à la République, au progrès. Pourtant, une autre réalité, plus obscure, moins connue, traverse discrètement l'histoire contemporaine : celle de francs-maçons engagés aux marges droitières, voire radicales, de l'échiquier politique.
Royalistes, vichystes, collaborateurs déclarés, partisans de l'Algérie française, membres de la Nouvelle Droite ou souverainistes : ils furent nombreux, depuis 1940, à appartenir à la franc-maçonnerie tout en gravitant dans des sphères que l'on croyait incompatibles avec ses idéaux. Certains furent des dignitaires, d'autres de simples initiés ; certains quittèrent les loges, d'autres y restèrent jusqu'à la fin.
Ce livre ne juge pas. Il enquête.
Appuyé sur des sources, souvent inédites, il rassemble des centaines de portraits, de trajectoires et des faits parfois oubliés.
A travers cette fresque minutieuse, c'est une part méconnue de l'histoire maçonnique et politique française qui se dévoile, troublante, paradoxale, dérangeante.
Guillaume Michel
Historien de formation, observateur attentif et méthodique de la Franc-Maçonnerie, j'accumule documents et archives maçonniques depuis plus de 20 ans, scrutant à la loupe l'évolution des obédiences maçonniques françaises.
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