Le présent ouvrage Georges Perec: écrire pour ne pas dire étudie les artifices d'une écriture qui témoigne d'une expérience qui ne peut se dire dans la transparence. Si l'écriture correspond à la volonté d'établir une relation solidaire entre l'écrivain et le lecteur, comment dire l'absence, comment dire le bannissement identitaire, comment dire l'incertitude, le doute ou l'écroulement des valeurs qui fait suite au cataclysme historique que la deuxième guerre mondiale a fait subir à la pensée occidentale. A travers la chronique d'une anthropologie endotique et par l'application de multiples programmations oulipiennes, Georges Perec invente une esthétique qui répond à l'expression d'une histoire personnelle mais aussi aux exigences de représentation et d'expression de l'histoire contemporaine.
Stella Béhar
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«Ce qui distingue la magistrale étude de Stella Béhar parmi tout ce qu'on a écrit sur Perec, c'est qu'elle a compris la nécessité de situer l'ensemble de cette oeuvre apparemment hétéroclite dans la béance post-moderne ouverte par Hiroshima et surtout par Auschwitz. Dans un travail qui ne recule devant aucune difficulté de lecture, elle éclaire avec sympathie et pénétration le cheminement tragiquement interrompu de Perec vers la rencontre de la présence et de l'absence absolues.» (Eric L. Gans, Université de Californie, Los Angeles)
«'Georges Perec: écrire pour ne pas dire' constitue un solide travail en rigueur, méthode et finesse. Dans cet ouvrage, Stella Béhar présente une lecture nuancée et attentive de l'oeuvre de Georges Perec à partir de trois angles d'analyse différents et complémentaires: anthropologique, ludique et autodiégétique. Son étude non seulement synthétise la présente recherche sur l'oeuvre mais offre un riche éventail d'observations personnelles. Vues la qualité de ce travail et la place exemplaire de Georges Perec comme écrivain de notre post-modernité, ce livre offre à amateurs et spécialistes une lecture passionante.» (Warren F. Motte, Université de Colorado à Boulder)
«J'ai lu øGeorges Perec: écrire pour ne pas dire! avec infiniment de plaisir, entrant grâce à ølui! dans l'existence de Perec comme dans un labyrinthe subtil, un peu fiction, un peu policier. On peut lire le 'récit' de Stella Béhar au fond un peu à la manière, de Perec lui-même - Perec mode d'emploi - puisqu'il reflète les mêmes sinuosités énigmatiques que lui mettait dans ses écrits.» (Jean Baudrillard, Université de Paris, Nanterre)
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